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« Par rapport à mes textes collages etc., je n’ai pas de
copyright, la plupart du temps j’emprunte tant aux autres,
à la vie alors, pour moi, la question de la propriété... »
The Alien’s Café : Bonjour Lucille ! Pouvez-vous
nous parler un peu de vous, et de vos activités ?
 
Lucille Calmel :  Je découvre l’acte la performance
lire de nuit la nuit, entre des concerts de musiques
expérimentales, il y a ceux qui me modèlent et/ou
choisissent où je vais, explorant la scène, la chair,
écrans inclus, en un chemin dépense ici et maintenant
(à l’écoute de) la présence (façon), ce qui inclut ce
que je vis ce avec quoi je négocie, quels que soient
la discipline l’outil, moi-même multimédia depuis que
je suis née en 1969, internet comme amour système
nerveux, maintenant essayant ici et là la voix influencée
par des contraintes physiques extérieures, écrits et
états performatifs principalement en ligne comme une
compensation d’une réelle addiction qui est après/avant
tout la scène et, être avec celui, ceux que j’aime,
invitée et investie par d’autres, horizontales, la perte
plutôt que la trouvaille, jusque, la suspension plutôt
que la chute, quoique, une sorte d’à la recherche d’un
(?) rien, épuiser ce qui sépare, quoi que ce soit est
plutôt écran, amour, sexe, addiction.
Lucille + Calmel pratique mise en scène, création
collective et performance depuis 1990, elle crée Les
Trifides, un groupe de performers 4x4 puis, en 1995,
avec mathias+beyler 'myrtilles, une compagnie de
théâtre expérimental et, à montpellier de 1997
à 2004.
La Coopérative, un lieu de recherche et
d’expérimentation axé sur les technologies
« Par rapport à mes textes collages etc., je n’ai pas
de copyright, la plupart du temps j’emprunte tant
aux autres, à la vie alors, pour moi, la question
de la propriété... »
actuelles et les (non)disciplines, notamment sous
forme de résidences et laboratoires. Depuis
novembre 2006, elle est assistante à la
programmation à Recyclart, à Bruxelles.
Également, depuis 1993, elle est à l’initiative ou
accompagne de nombreux laboratoires et ateliers
avec des publics professionnels, amateurs et/ou
exceptionnels… En internet, elle se développe en
un elle-même modelable par ce qui advient
encourant avec l’écriture abstractions et émotions,
reposant par compilations agentes l’effondrement
de l’ego – nous plions les dimensions en un rien –
je m’adresse à l’aimé, jusque la rencontre en chair
de membres d’espaces microcommunautaires, se
jouant d’elle-même et n’arrivant pas forcément à
se déjouer, tomber amoureuse, une fois deux fois
et, service.
Définir encadrer limiter / au-delà de l’en hors etc.
jusque implosion / peser de loin ce que certains
nomment la connaissance des outils-armes /
défaire. Je ne suis pas sûre d’aimer le jeu des
présentations, aimer le jeu tout court un ressort,
par où commencer le premier souvenir le dernier,
le quotidien, l’exposé, l’exceptionnel, la fonction,
le rendez vous ? J’aime à être présentée
dissoute recomposée par l’œil autre œil bouche
doigté ; certains abordent le fragmenté de
(cf. une citation depuis Jack de Laure Limongi),
certains en topos courtes biographies modulées,

« Par rapport à mes textes collages etc., je n’ai pas de
copyright, la plupart du temps j’emprunte tant aux autres,
à la vie alors, pour moi, la question de la propriété... »
ce que j’écoute mange sexe, rêve, ne pas définir
me désappartenir, un nuage.

The Alien’s Café : Vous êtes co-
programmatrice de Recyclart, un lieu qui
appartient à la fois au virtuel et au réel.
Comment définiriez-vous les activités de
cette entité ?

Lucille Calmel :  Je suis assistante à la programmation en tant que bénévole depuis
novembre 2006. J’ai coprogrammé l’événement
«Open & sh(o)ut» (JG Thirwel, Litlle Annie, Haco,
Jörg Piringer, Joachim Montessuis, Thomas
Braichet, Viande au plancher…) avec Marc
Jacobs, directeur artistique, un événement par
ailleurs coproduit par le Festival international de
littérature Passaporta. Recyclart est un lieu
physique situé dans la gare Bruxelles-Chapelle.
The Alien’s Café :  Selon Anne Roquigny,
vous êtes une adepte des joutes épistolaires.
S’agit-il de luttes courtoises, de simples
désaccords artistiques ou politiques, ou
du simple plaisir de débattre ?

Lucille Calmel :  Pratique de la correspondance,
à vue ou non ; modeler des textures ludiques  en
fonction ; me prendre au jeu ; laisser parfois
l’emporter ; le seul adversaire correspond à ce
que je peux exécrer de moi et j’aime me jouer
seulement en public